ii BIENVENIDOS A TODOS !!

Bonjour à tous,

Une nouveauté...

Je ne remettrais certainement pas ce blog à jour. En effet, je l'ai transféré à une nouvelle adresse afin de vous faire profiter également d'albums photos.

Vous pourrez trouver ce nouveau blog à cette adresse
:

http://lasaventurasdeju.canalblog.com/

Au plaisir de vous retrouver :)

Julie

mercredi 12 septembre 2007

La Ciudad Vieja

Quelques photos de Montevideo, et plus particulièrement la Ciudad Vieja.



Place de l'Indépendance






José Artigas





El Palacio Salvo, derrière la Statue de J. Artigas


El Teatro Solis, derrière la Place de l'Indépendance



La Porte de la Citadelle (Ciudadela)


(Vue de face)


(Vue depuis la Place... quelle différence !)


La fontaine de la Place de l'Entrevero

De retour !

Ah enfin ils nous ont remis internet aujourd'hui, je viens de m'en apercevoir !
Donc je vais en profiter pour donner un peu de nouvelles.
Il fait un temps pourri, là on a droit à un orage. Sinon, on a eu 2-3 jours de chaleur. C'est passé de 15 à 30degrés en 2 jours, mais chaleur étouffante, humide. Bref, je vais arrêter ou on va dire que je me plains tout le temps, que je suis jamais contente etc. En même temps, j'ai des circonstances atténuantes, je suis française héhé !

Sinon voilà, je peux le dire, je suis trop contente car dans quelques heures je vais enfin retrouver mon chéri... J'ai vraiment hâte et j'espère que cette journée va passer vite !

Bon voilà, j'essaierai de le mettre un peu à jour pour vous montrer les photos qu'on fera de nos visites et vous donner des nouvelles.

Voilà, c'est tout ce que j'ai à déclarer pour le moment, doncje vous laisse et vous dit à très bientôt !

lundi 10 septembre 2007

Petite interruption du blog

Juste pour signaler que je n'ai plus internet à la maison car la propriétaire n'a pas payé la facture de téléphone du mois dernier. Donc internet à la fac seulement, mais pas très pratique pour rédiger le blog. Voili voilou, sinon tout va bien pour moi ici, j'espère que pour vous il en va de meme.

Bisous,
Julie

mardi 4 septembre 2007

Les spécialités culinaires en Uruguay

Evidemment, en bons français et fins gastronomes que nous sommes, la cuisine tient une place importante dans notre vie (si si et accompagnée d'un bon vin, c'est encore mieux non?). Oui, c'est tout un art de vivre pour nous. C'est donc pour cela que je vais essayer de vous faire "partager" ce que l'on mange ici.

Voici donc une petite liste non exhaustive des spécialités uruguayennes. En réalité, ces "spécialités" se retrouvent en Argentine également.


(¯`·.¸ ^|^ ~*¤ L'aSaDo ¤*~ ^|^ ¸.·´¯)


Commençons tout d'abord par la viande, élément central de la cuisine uruguayenne.

L'Uruguay, 3,5 millions d'habitants pour 9 millions de vaches, de quoi faire de bons "asados" !
L'asado est l'équivalent de notre barbecue, repas convivial s'il en est. Sauf qu'ici, on en mange que ce soit en été ou en hiver, grâce aux "parrillas". Presque toutes les maisons dignes de ce nom, voire tous les appartements sont dotés d'une parrilla (barbecue) (bon certes, je ne les ai pas tous visités). Pour les appartements, les cheminées font office de barbecue, il suffit juste de se doter d'un grill.
Un asado

(Source image : http://www.oesa.ufz.de/towi/fotos/asado2s.jpg)


On mange donc beaucoup de viande de boeuf (asado), d'abats ou de saucisses (chorizos ou boudins).


(¯`·.¸ ^|^ ~*¤La TaRtA PaScUaLiNa¤*~ ^|^ ¸.·´¯)


C'est une sorte de gâteau de farine de blé, farci de blettes et d'oeufs avec parfois des épinards et des carottes.


(Source image : http://www.excesodepeso.com.ar/wp-content/uploads/2007/06/tarta-copy.gif ==> bon pour le régime!)



(¯`·.¸ ^|^ ~*¤ El ChIvItO ¤*~ ^|^ ¸.·´¯)

C'est un hamburger énorme composé de steak de boeuf grillé (et non pas steak hâché, s'il vous plaît !), avec laitue et tomates entre deux tranches de pain. On peut également le manger avec des oignons, du maïs et d'oeufs. Il est assaisonné de mayonnaise, de ketchup ou de moutarde (ou les trois pour les plus "gourmands").
Une variante du Chivito, encore plus lourd, est le "Chivito Canadiense" avec en plus du bacon et du fromage !
Et il peut également se manger sans pain dans une assiette, c'est le "Chivito al plato".
Evidemment, comme tout plat de restauration rapide, on le dégustera avec des frites !

Un chivito canadiense

(Source image : http://www.neurostudios.net/marianashaven/wp-content/uploads/2006/11/chivito.jpg)



(¯`·.¸ ^|^ ~*¤ LaS PaStAs*~ ^|^ ¸.·´¯)


Ben quoi, vous ne saviez pas que c'était une spécialité uruguayenne, mais enfin !
Non je plaisante, je ne voudrais pas m'attirer les foudres des italiens (je ne sais pas s'ils y en a beaucoup qui me lisent mais enfin!).

Bref tout ça pour dire qu'ici, ils mangent énormément de pâtes.
Cependant, et après vérification sur internet, en Uruguay ils ont inventé la sauce Caruso pour accompagner les pâtes (j'ai découvert ça ici mais je pensais que c'était italien!). Et bien non, monsieur wikipedia m'informe que ça a été créé en 1915 à Montevideo par deux chefs, qui voulaient impressionner le tenor Napolitain Enrico Caruso.

Je ne sais pas s'il a été impressionné, mais à moi ça m'a plu et c'est tout ce qui m'importe hihi !!
Cette sauce est donc composée de crème, d'oignons, de jambon, de fromage, de noix et de champignons.

Tortellini con salsa caruso

(Source image : http://en.wikipedia.org/wiki/Image:Tortelines_con_salsa_caruso.jpg)

(¯`·.¸ ^|^ ~*¤ DiVeRs ¤*~ ^|^ ¸.·´¯)

Sinon rapidement, puisque vous connaissez déjà, on trouve également beaucoup l'escalope milanaise (de viande, de poulet...) : escalope panée.
On retrouve aussi la polenta, qu'ils appellent faina ici, la pizza évidemment...



(¯`·.¸ ^|^ ~*¤ El DuLcE dE LeChE ¤*~ ^|^ ¸.·´¯)


Ahah passons aux choses (sérieuses) sucrées ! Le dulce de leche est très très appréciée ici, pour le petit-déjeuner, le goûter, le dessert ou dans les bizcochos (biscuits), et patisseries.
C'est de la confiture de lait.

Si vous souhaitez goûter, je vous mets ici la recette qui n'a pas l'air difficile à faire. Quant à moi, c'est tellement plus simple que je me déplace jusqu'au supermarché le plus proche :)

Ingrédients
  • 2 litres de lait entier
  • 2 kilos de sucre
  • parfumer au goût: vanille, café, liqueur, etc.
Préparation
  1. rincer la bassine à confiture ou un contenant émaillé à l'eau fraîche; ne pas essuyer;
  2. dans un autre récipient, faire chauffer légèrement le lait;
  3. verser tous les ingrédients dans la bassine; chauffer à feu très doux en tournant constamment le mélange avec une cuillère de bois afin d'éviter la formation d'une peau;
  4. lorsque le lait épaissit et prend un ton saumoné - soit après 40 à 50 min. - vérifier sa consistance: le lait doit napper le dos de la cuillère et se figer au contact d'une surface froide;
  5. mettre en pots et conserver au réfrigérateur.
(Source image : http://www.vegetomania.com/wp-content/uploads/2006/09/dulce-de-leche.jpg)



(¯`·.¸ ^|^ ~*¤ LoS aLfAjOrEs ¤*~ ^|^ ¸.·´¯)


Encore une douceur...
L'alfajor est un biscuit traditionnel qui se retrouve ici, en Argentine, au Chili ou au Pérou...
En général, les alfajores traditionnels sont deux galettes de maizena remplies d'un garnissage sucré (dulce de leche, mousse de chocolat, marmelade de fruits...).Ils peuvent être enrobés de chocolat ou de sucre glace.
On en trouve aussi en emballages individuels (donc industriels) avec des galettes de chocolat remplies de dulce de leche (miammm).


Alfajores triples au chocolat et glacé

(Source image : http://es.wikipedia.org/wiki/Imagen:AlfajoresTriples.jpg)


(¯`·.¸ ^|^ ~*¤ FiN ¤*~ ^|^ ¸.·´¯)

Voilà, je vais achever là pour le moment cette présentation, en espérant que ce petit voyage "gastronomique" vous aura plus. Vous comprendrez donc pourquoi j'aurais pris 10kgs en rentrant l'année prochaine :(

dimanche 2 septembre 2007

Une véritable institution en Uruguay : le "mate"

Le maté ou « mate » en espagnol.

Le maté fait partie intégrante de la culture ici en Uruguay, mais également en Argentine, au Paraguay, au Chili et dans le sud du Brésil. C’est une véritable institution, un rituel et j’irais même jusqu’à dire un art pour certains.

Il est très courant de voir des gens dans la rue, dans le bus, en voiture, dans les parcs publics, en cours aussi avec un termos sous le bras et leur maté dans la main !

Bon et maintenant, vous voulez peut-être savoir en quoi consiste l’art du maté ?
Avant de déguster un maté, il faut procéder à plusieurs étapes. Tout d’abord et cela va de soi, acheter tout le matériel. Ensuite, il faut « curar » (soigner) le maté, étape qui prend un jour ou deux. Enfin vient le moment de « cebar » le maté, c’est toute la préparation du maté. Enfin alors vient le moment de la dégustation et du partage. Et oui, car le maté est surtout un rituel de partage.

Le nécessaire à maté

Tout d’abord, voici une présentation succincte du « nécessaire à maté » : le maté proprement dit, la yerba, et la bombilla.

Le mot maté vient du Quechua mati, qui désigne une sorte de calebasse, récipient traditionnellement utilisé pour boire le maté et encore utilisé de nos jours. On peut trouver des matés creusés dans une calebasse, en bois, en porcelaine, en aluminium, plastique etc. Le maté est donc le récipient.

Ensuite, ingrédient essentiel du maté, la Yerba (prononcez « jerba »). C’est la plante dont on torréfie et pulvérise les feuilles, et que l’on fait donc infuser. Elle a des vertus physiologiques. Selon certaines études, la yerba a les effets suivants, changement de comportement :

- Augmente l’énergie et la vitalité

- Améliore la capacité de concentration

- Diminue la nervosité et augmente la résistance à la fatigue physique et mentale (je comprends donc pourquoi je suis toujours la seule à bailler en classe !!)

- Améliore l’humeur (anti-dépresseur en quelque sorte ??)

- Et d’autres effets…

J’ai aussi lu que la consommation excessive de maté avait des effets négatifs pour la santé comme le développement de cancers (bouche, larynx, œsophage), ainsi que des effets laxatifs…

Passons ensuite à la bombilla. C’est une tige d’une vingtaine de centimètres de long, dotée d’un filtre à son extrémité pour laisser passer l’eau et filtrer la yerba. Elle peut être en métal ou en bois.

Comment « curar » son maté ?

Alors, j’ai eu l’occasion de lire et d’entendre plusieurs façons différentes de curer le maté. Je vous fais surtout part de celle que m’a donnée la vendeuse et que j’ai retrouvée sur internet. C’est valable pour le maté creusé dans une calebasse.

Il faut remplir le maté au tiers avec la yerba, et le remplir ensuite d’eau bouillante. Laissez ainsi pendant une demi-heure. En effet, la yerba va absorber l’eau et il faudra à nouveau le remplir en plein d’eau bouillante. Laissez un jour ou deux. Certains disent qu’un jour suffit et on peut le vider. D’autres disent qu’il faut le vider au bout d’un jour et renouveler l’opération, le laisser encore un jour.

Suivant le choix de chacun, une fois que vous avez vidé le maté, il faut racler les bords avec une petite cuillère afin d’enlever les morceaux de la calebasse qui se décollent. Ensuite, dernière étape, laver une dernière fois le maté avec de l’eau bouillante.

Passons donc ensuite à la préparation !

Comment se boit le maté ?

Il se boit amargo, verde o cimarrón (c’est-à-dire nature, sans sucre) ; Il se boit également dulce (avec du sucre), tereré (sans sucre et avec de l’eau froide), ou encore cocido ou yerbeao (plus ou moins préparé comme un thé).

Comment se prépare le maté ?

L’art de préparer le maté s’appelle « cebar el mate, o el cebado » en espagnol. Cebar exprime l’idée de maintenir, alimenter et faire vivre quelque chose.

On commencera donc par remplir le maté au ¾ de yerba. Ensuite, bouchez le haut du maté avec une main, retournez-le et remuez-le quelques instants. Ainsi les particules les plus fines de la yerba restent en-haut, ce qui permet qu’elles ne passent pas par la bombilla et qu’elles ne la bouchent pas.

Retournez doucement le maté pour le remettre en position normale en faisant attention de garder la yerba inclinée sur les bords du maté, d’un seul côté.

Ensuite, faîtes chauffer l’eau et sortez-la du feu juste avant qu’elle ne bout. Il est important que l’eau ne bout pas (on dit de l’eau bouillante qu’elle est « quemada », c’est-à-dire brûlée), sinon elle brûle la yerba, lui enlevant toutes ses vertus.

Remplissez le maté d’eau chaude par le côté vide, en quantité suffisante pour humidifier la totalité de la yerba. Laissez reposer ainsi quelques minutes.

Ensuite, il va falloir introduire la bombilla. Veillez-bien à boucher le haut de la bombilla avant. Ensuite, introduisez-la par le côté où il n’y a pas la yerba. Une fois que la bombilla est bien placée, on peut déboucher le haut. Ainsi, on évite que le filtre ne se bouche.

Une fois que l’eau a atteint sa température adéquate, on peut commencer à la verser doucement par la partie vide, remplissant le maté jusqu’au bord. Et enfin, on va pouvoir procéder à la dégustation !

Certains le boivent sucré dans ce cas, vous pouvez rajouter du sucre. Mais en général, les gens le boivent « amargo », sans sucre.

Le rituel du maté

Si on le boit seul, il suffit juste de remplir d’eau à chaque fois qu’on a fini de boire.

Si on le boit à plusieurs, comme cela se fait souvent, une personne est chargée de le remplir à chaque fois. Elle le prépare et le maintient. Une fois préparé, elle le fait passer à quelqu’un. Lorsque cette personne a bu le maté, elle le retourne à la personne chargée de l’entretenir. Cette dernière le remplit de nouveau et le fait passer à quelqu’un d’autre, et ainsi de suite.

On prend le temps de savourer le maté.

Mes impressions (si si c’est important quand même, non ??)

Alors mes impressions sur le maté. Avant d’arriver, sachant que c’est amer et que j’ai du mal avec l’amertume, je me suis dit que ça ne me plairait pas trop. Au Mexique, j’en avais aussi entendu parler par Lalo, qui est déjà venu en Uruguay. Apparemment lui n’a pas bien aimé. Inès aussi m’en avait également parlé (mais si, rappelez-vous, l’Argentine qui travaillait avec moi à Ednica et qui a démissionné depuis d’ailleurs). Elle le prend sucré elle. Bref, je ne pouvais pas ne pas goûter, n’est-ce pas ?

Ma première impression n’était pas terrible. D’une part, l’eau était quasiment froide, donc pas top et d’autre part, effectivement j’ai trouvé ça amer.

Deuxième essai de ma part, ça allait déjà mieux, j’ai pas trouvé ça si horrible, l’eau était à bonne température et puis, j’aime bien tout ce rituel, ce sens du partage etc… (Octavio me dirait «i pinche socialista ! » = pinche étant plus ou moins intraduisible, pour simplifier ça donnerait « espèce de socialiste ! »). Je pense donc que je peux m’y faire.

Et enfin troisième essai, l’eau était bouillante, je n’ai plus senti ma langue pendant 2 jours après… Mais alors, que fait le « chefcito » ?? (référence : Ratatouille en espagnol héhé). Pourtant c’est un uruguayen qui l’a préparé (certes après une soirée bien arrosée… ceci explique cela certainement…).

Et enfin, vu qu’aujourd’hui je me suis dotée de tout le matériel et que je suis en train de curer mon maté, d’ici deux jours je vais enfin pouvoir m’initier à l’art du « cebado de mate ». Je vous en dirai des nouvelles ;)

D’autres traditions

Sinon, pour l’Uruguay, je n’ai pas encore entendu parler de plus de règles que ça, mais un brésilien de la région du Rio Grande del Sur m’a dit que chez lui, il y avait d’autres traditions. Par exemple, on doit recevoir et passer le maté avec la main droite (main du cœur m’a-t-il dit, mais le cœur est à gauche non ??), on ne doit pas bouger la bombilla quand on boit…

Si vous avez entendu parler d’autres traditions, n’hésitez pas à m’en faire part !

Voici, je vais m’arrêtez là, en espérant que ce petit aperçu vous aura intéressé et appris plus sur la culture du Cône Sud, pour généraliser un peu !

(Sources : wikipédia, http://www.soygaucho.com/espanol/mate/, la vendeuse dans la rue et mon expérience ;))